En février dernier, Aurélie Giraud, CEO et Co-Fondatrice de LouerUnManager, a été nommée Vice-Présidente de France Transition. Cette organisation est le résultat de l’union de deux grandes organisations évocatrices pour les Managers de Transition : le Syndicat National du Management de Transition et du Travail à Temps partagé (SNMT) et la Fédération Nationale du Management de Transition (FNMT).

À cette occasion, nous avons décidé de recueillir son témoignage et sa vision des perspectives du Management de Transition dans ce cadre nouveau.

 

Aurélie Giraud, qui êtes-vous ?

 

Je suis la CEO et Co-Fondatrice de Louerunmanager, une entreprise collaborative créée en 2015, qui réunit des Managers de Transition en communauté.  J’ai moi-même été Manager de Transition pendant 7 ans après deux créations d’entreprises.

 

Quel est l’Historique qui a mené à la création de France Transition ?

 

France Transition est le résultat de la fusion entre le Syndicat National du Management de Transition (SMNT) et la Fédération Nationale du Management de Transition (FNMT). Ces deux structures ont été créées il y a plus de 10 ans. La FNMT était plus axée sur les cabinets et le SMNT sur les Managers de Transition et les associations.

Notre but était de fusionner les deux structures, car nous avions des approches complémentaires. Après un parcours assez chaotique, nous avons réussi à réaliser un projet commun qui est l’Institut de Formation au Management de Transition (IFMT). On y propose des formations au Management de Transition, à des professionnels qui souhaitent en faire leur métier.
Ce projet a été la première collaboration très réussie entre le syndicat et la fédération et nous avons souhaité aller plus loin, car nous partageons les mêmes objectifs : donner ses lettres de noblesse au Management de Transition sur le marché français et faire reconnaître cette profession comme un véritable métier à forte valeur ajoutée pour les entreprises.

C’est pourquoi nous souhaitions mettre nos efforts en commun pour apporter aux clients comme aux managers des informations précises sur les bonnes pratiques de la profession et l’évolution du marché en France comme à l’étranger.
Cette fusion crée une vraie dynamique vertueuse au sein du Management de Transition en France, cela a été palpable durant le confinement où nous avons continué à construire ensemble.

 

Quels sont les Objectifs de France Transition ?

 

Notre objectif est de mener des projets communs liés à l’évolution du marché. Le but est de faire travailler, main dans la main, les structures de Management de Transition et les Managers de transition encore plus étroitement ensemble, car l’un ne peut pas fonctionner sans l’autre.

Nous avons besoin de la participation de l’ensemble des parties prenantes du marché pour mettre en place cette fédération. Cette dernière est devenue la référence en matière de bonnes pratiques et de législation. Elle est aujourd’hui le socle de référence pour l’ensemble des acteurs du marché et des entreprises qui souhaitent fait intervenir un/e manager en mission.

 

Quels sont les chantiers à venir ?

 

Le premier chantier est de travailler au développement du Management de Transition en France. Nous sommes dans un monde de grande transformation à tous les niveaux et le métier de Manager de Transition aide à cette transformation.
Nous avons observé, ces dernières années, une augmentation significative d’entreprises qui font appel à des Managers pour des missions diverses, mais beaucoup d’entre elles ne savent pas encore qu’elles peuvent s’appuyer sur ces professionnels aguerris pour les aider efficacement à passer un cap. Nous devons faire davantage rayonner notre métier, car il est utile et nécessaire.

Le 2ème consiste à mettre à plat les bonnes pratiques tant côté managers que structure de management de transition afin d’adapter la charte éthique au monde qui évolue. Ce cadre de référence me paraît essentiel tant aux acteurs qu’à nos clients pour travailler sereinement.

D’autres sujets sont également sur la table, nous aurons l’occasion de communiquer dessus dans les mois qui viennent.

 

Quelles perspectives pour le Management de Transition dans ce nouveau cadre ?

 

Ce qui est important pour les managers de transition, c’est d’avoir un référentiel qui leur permet d’assurer qu’ils sont en adéquation avec la profession. Ce référentiel était jusqu’à présent, soit la fédération, soit le syndicat avec des angles de vue différents. Cette union permet aujourd’hui, à tous les acteurs, d’avoir un référentiel commun et c’est très important.

 

Un dernier mot ?

 

La fusion des deux entités que sont la FNTM et le SNTM me rend optimiste sur le développement du management de Transition. C’est un métier qui est de plus en plus pertinent pour les entreprises qui ont besoin à la fois d’agilité et de compétences pointues pour s’adapter en permanence au monde qui bouge de plus en plus vite.

Par ailleurs, s’appuyer sur des compétences externes et opérationnelles de haut niveau le temps de passer un cap, réduit les risques liés au recrutement (tardif ou inadéquat) et à la perte d’opportunité que peut générer un projet qui n’avance pas.

Pour que cela fonctionne, il faut que toutes les parties prenantes soient dans un climat de confiance. Le fait de proposer ce socle commun où tous les acteurs se retrouvent génère cette confiance. C’est ce climat, ce cercle vertueux, qui sera favorable au développement du Management de Transition en France comme à l’étranger.