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Permaculture, Transition et RSE

Ingénieur centralien et forestier, mon parcours est une aventure en quête de sens et de belles rencontres.

Il y a un an, j’ai vécu une expérience très forte à l’occasion d’un « cours certifié de permaculture ». Nous étions une vingtaine dans un village inaccessible du fond des Gorges de l’Ardèche, reconstruit depuis 40 ans par des post-soixante-huitards avancés qui se définissaient eux-mêmes comme… en TRANSITION.

Intrigué par ce mot de « transition » commun à deux mondes que tout semble opposer, avec l’impression (pas toujours confortable) d’avoir un pied dans chaque, j’ai décidé de creuser.

Mais au fait, la permaculture qu’est-ce que c’est ? Ah oui, des techniques de jardinage avec les fameuses « buttes »!..

Entre autres, mais le but, ce n’est pas la butte.

Bien plus que cela, la permaculture est une science et un art visant à aménager des écosystèmes humains – éthiques, durables et robustes – en harmonie avec la nature.

Accessible à tous, elle peut être mise en œuvre partout, à l’échelle d’une ville, d’un potager comme d’une ferme, et s’appuie sur trois principes éthiques :

•  Prendre soin de la Terre
•  Prendre soin des êtres humains
•  Créer des surplus et les redistribuer

                                                                                                                 Exemple de buttes dans la ferme pédagogique perma à Langoüet.

Très bien tout ça… mais quel rapport avec l’entreprise ?

Bon, amusons-nous à substituer quelques mots dans cette définition, par exemple :

•  Aménager => manager (c’est d’ailleurs la même étymologie)
•  Ville => grand groupe ; potager => PME ; ferme => ETI…

Vous y êtes ?

Et tous les jours, vous utilisez des ressources naturelles et humaines pour créer de la valeur et distribuer les bénéfices : nos trois principes éthiques parlent des mêmes sujets mais… d’un point de vue un peu différent. Et c’est justement ce décalage qui a beaucoup, mais alors beaucoup à nous dire. Sur notre rapport au travail, au temps, à l’espace, à l’argent. Sur la fragilité au cœur de nos organisations.

À ce stade, nous nous appuyons donc sur une double intuition  qui va nous guider au cours de notre découverte :

Pour mener à bien nos projets de transition, de transformation, de conduite du changement, la permaculture est une PUISSANTE source d’inspiration et de cohérence – d’alignement diraient certains.
À l’heure où on ne parle que d’intelligence artificielle, de réalité virtuelle et d’homme augmenté, nous savons que le digital et la technologie ne sont que des moyens qui n’auront de sens qu’accompagnés d’une transformation écologique et sociale, enracinée dans la terre, le territoire, le terrain. Dans l’acceptation de nos limites.

Prochaine étape de notre découverte, sur le thème de la résilience : « un élément plusieurs fonctions, une fonction plusieurs éléments ». Suivez la poule…

 

 Etienne Roger – Directeur des Opérations / Directeur Général

« Ayant bénéficié d’une double formation d’ingénieur (Centrale / Eaux & Forêts) j’ai construit mon parcours depuis 25 ans dans des PME en développement avec quelques parenthèses dans les institutions publiques, pour des missions de direction générale et développement de projets en régions, ainsi qu’en création d’entreprises.
Au plus près du terrain et territoire, je sais que la valeur d’une entreprise tient avant tout aux personnes qui la composent, et que sa force est liée à sa façon d’envisager la fragilité. »

 

Crédit photo : Scott Gustafson et Positivr



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