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La RSE : un formidable levier de croissance !

Dans son article «Osons la RSE», Aurélie a planté le décor de la RSE. Inutile donc de revenir sur les définitions et les enjeux de cette démarche, qui concerne aussi bien les PME/ETI que les start-ups ou les organisations à but non-lucratif, et bien sûr les grands groupes, qui ont un rôle moteur.

J’insisterai simplement sur deux points :

  • le caractère libre et volontaire de la démarche (cf. définition de l’Union européenne dans son Livre Vert de la RSE), au-delà des obligations légales,
  • et le fait que la RSE  embrasse toutes les dimensions de la vie de l’entreprise, ce qui en fait un outil de cohésion et de convergence sans équivalent, pour concilier liberté économique et intérêt général.

Pourquoi RSE et performance vont-elles de pair ? 

  • D’abord parce que le coût, en temps et en euro, de la démarche RSE n’est pas nécessairement élevé et que des améliorations concrètes et rapides peuvent être obtenues avec un coût faible. Parmi d’autres réalisations, le rapport Afnor 2014 sur des démarches RSE de PME en Rhône-Alpes en donne des exemples concrets. Les dirigeants des 19 PME impliquées soulignent les effets positifs mesurés, aussi bien en termes de RH, de politique commerciale ou d’économies d’énergie. Autrement dit le retour sur investissement est en général rapide.
  • Ensuite parce que les investisseurs ne s’y trompent pas : pour preuve, la multiplication durable des ISR (sociétés ou fonds d’Investissement Socialement Responsables, investissant en Private Equity dans des entreprises orientées RSE) et pour ce qui est du marché coté, des grands groupes comme par exemple Danone, Nestlé, L’Oréal…
  • Aussi, des initiatives comme l’adoption du statut de « société à objet social étendu » (SOSE ), par Nutriset (entre autres), apportent la souplesse nécessaire à la gestion stratégique simultanée des objectifs financiers et extra-financiers.
  • Et, cela a été mesuré ! Au-delà du bon sens de pratiques constructives qui ne peuvent que renforcer la viabilité et le développement d’une communauté humaine, une étude récente (2015-2016) commanditée par France Stratégie (2015-2016) et menée sur 8500 entreprises de toutes tailles confirme un écart de l’ordre de 13% en faveur des résultats économiques des entreprises ayant des bonnes pratiques RSE. Cette étude vient confirmer des analyses plus anciennes (Eurazeo-AFIC 2012 et Institute for Business Ethics 2003).

Concrètement, où sont les leviers ?

  1. Développer votre activité en étendant votre réseau ainsi que vos segments de marché : vous devenez visible pour ceux qui ont des lunettes RSE
  2. Sécuriser l’avenir de votre société en «restant dans la course» : la quasi-totalité des grands groupes et donneurs d’ordres exigent maintenant une pratique développement durable et RSE de leurs fournisseurs ou sous-traitants, plus ou moins alignée sur la leur. Autant anticiper et avoir du répondant !
  3. «Déminer» les problèmes potentiels dans les domaines sociaux et environnementaux, en s’obligeant à y réfléchir globalement et à prendre des mesures préventives dont le coût est bien inférieur aux pertes qu’on évite ainsi.
  4. Renforcer la cohésion avec les parties prenantes car cette réflexion et ces actions sont menées en concertation avec celles-ci (salariés, clients, fournisseurs, territoires etc.)
  5. Fidéliser les collaborateurs sur des projets partagés, notamment par le volet sociétal de la RSE. Ce travail en commun est également une source d’information unique pour tous, et un miroir tendu sur les pratiques dans les trois domaines de la RSE (respect de l’environnement, avancées sociales, efficacité économique).
  6. Poser toutes les bonnes questions pour le développement intégral (et pas seulement économique) de votre entreprise de façon sereine et non sous la pression de l’urgence, aussi bien en termes d’innovation que de formation continue ou de gestion de l’environnement. La démarche RSE oblige à s’interroger sur la cohérence du développement de l’entreprise, de sa stratégie et des moyens mis en oeuvre.

Mais la RSE, c’est pour les grands groupes? Non !! 

  • Le rapport Afnor 2014, déjà mentionné, sur des démarches RSE de PME en Rhône-Alpes montre comment elles peuvent évoluer avec profit (dans les trois domaines de la RSE) par une démarche plus structurée.
  • On peut même dire que la PME se prête plus facilement que les grands groupes à une construction et une adhésion collective à la démarche RSE, puisque les effectifs sont plus limités et les circuits de communication et de décision beaucoup plus courts.
  • La RSE est un investissement limité : il ne remplace pas les approches économiques, environnementales ou RH, mais les intègre de façon cohérente et les questionne.
  • Enfin, les régions et les chambres de commerce encouragent concrètement les démarches RSE dans le but de soutenir la compétitivité et le développement des entreprises qu’elles accueillent, et donc leur impact positif sur les territoires concernés.

 

Laurent Barthélemy, manager-à-louer, spécialiste éthique des affaires et RSE

 

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